Le ministère des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération mobilisera plus de 700 personnes à l’occasion de la Ve Conférence ministérielle sur la politique étrangère féministe, une rencontre mondiale de haut niveau consacrée aux droits des femmes et à l’égalité des sexes dans l’action extérieure. Le ministre José Manuel Albares inaugurera et clôturera l’événement, qui se tiendra les 2 et 3 juin 2026 au siège du ministère à Marqués de Salamanca.
Sous le slogan « Construire la paix et la démocratie », la Conférence réunira dans la capitale espagnole des représentants d’une soixantaine de ministères des Affaires étrangères de différentes régions du monde, ainsi que les plus hauts représentants des Nations Unies, tels que la directrice exécutive d’ONU-Femmes ou du Fonds des Nations Unies pour la Population, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies sur la violence sexuelle dans les conflits ou le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’Organisation. En outre, plus de 140 organisations de la société civile, mouvements féministes et organisations de femmes et de défense des droits humains du monde entier y participeront. La ministre espagnole de l’Égalité, Ana Redondo, prendra également part à la cérémonie de clôture.
Selon le ministre Albares, cette rencontre a pour objectif de « faire progresser la consolidation d’une diplomatie féministe mondiale, transformatrice, inclusive et guidée par l’égalité » dans un contexte international marqué par les conflits, les reculs démocratiques et une augmentation des inégalités. C'est pourquoi la Conférence se présente comme une occasion de consolider une coalition d'États engagés en faveur de l'égalité des genres dans leur action extérieure, ainsi que comme un espace de sensibilisation à l'adoption d'une politique étrangère féministe. La Conférence se conclura par une déclaration politique ouverte à l'adhésion des différents États.
Des délégations venues du monde entier
Tant lors de la séance d'ouverture que lors des différentes séances de la Conférence, divers représentants de haut niveau des Nations Unies et d'organisations multilatérales joueront un rôle de premier plan, notamment la directrice exécutive d'ONU-Femmes, Sima Bahous ; la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies chargée de la question de la violence sexuelle dans les conflits, Pramila Patten ; le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordinateur des secours d'urgence des Nations Unies (OCHA), Tom Fletcher ; la directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), Diene Keita ; ou encore la secrétaire générale de l'Association des États des Caraïbes (AEC), Noemí Espinoza.
La Conférence accueillera des délégations ministérielles d’une soixantaine de pays de toutes les régions et comptera sur la présence des ministres des Affaires étrangères de la Colombie, Rosa Yolanda Villavicencio Mapy, et d’Andorre, Imma Tor Faus, ainsi que de la ministre de l’Égalité de la République dominicaine, Gloria Reyes. Plus de 140 entités de la société civile, mouvements féministes et organisations de femmes et de défense des droits humains du monde entier participeront également à la Conférence et interviendront lors de différentes sessions plénières et parallèles, dont elles ont dirigé un tiers.
Construire la paix et la démocratie
L'organisation de cette Conférence est le fruit d'un effort concerté du ministère des Affaires étrangères, qui met en œuvre dans son ensemble la politique étrangère féministe de l'Espagne, l'une des priorités de la Stratégie d'action extérieure 2025-2028. L'égalité des genres, pilier fondamental du renforcement de la démocratie et de la construction de la paix, étant au cœur de la Conférence, le programme comprendra sept séances plénières et dix séances parallèles.
Ces sessions aborderont la politique étrangère féministe sous différents angles, notamment les obstacles structurels au leadership des femmes dans les institutions politiques, le rôle des femmes dans la médiation et la préservation de la paix et de la sécurité, la féminisation mondiale des soins ou encore la nécessité de réformer les systèmes de financement du développement dans une perspective de genre.
Forum de la société civile
Cette réunion ministérielle sera précédée par le Forum de la société civile, un rassemblement de près de 300 personnes issues de la société civile du monde entier, organisé de manière autonome, avec le soutien du ministère des Affaires étrangères. La rencontre se tient ce lundi au siège de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID) et a été inaugurée par la secrétaire d’État à la Coopération internationale, Eva Granados.
La politique étrangère féministe espagnole souligne le rôle essentiel de la société civile, des mouvements féministes et des organisations de femmes en tant qu'acteurs clés dans la conception et la mise en œuvre de politiques publiques plus inclusives et transformatrices. Dans le cadre de la Conférence ministérielle, le Comité de la société civile a été constitué, composé de 16 entités ayant pour double rôle, d'une part, d'organiser le Forum de la société civile et, d'autre part, de servir d'organe consultatif pour la Conférence ministérielle. Ce comité a été constitué selon des critères d'équilibre géographique, de diversité thématique et sectorielle, d'approche intersectionnelle, de participation significative d'organisations dirigées par des femmes du sud global et d'inclusion de jeunes féministes et d'organisations travaillant avec des populations historiquement marginalisées.
—TRADUCTION NON OFFICIELLE—