Le 12 octobre 2026, à la veille du Conseil des affaires générales à Luxembourg, le secrétaire d'État espagnol à l'Union européenne, Fernando Sampedro, a réuni les Amis de la cohésion (los Amigos de la Cohesión) afin d'échanger sur les négociations en cours concernant le cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034 et de coordonner les positions en vue de la prochaine étape de ce processus.
La France a également pris part à cette réunion, son représentant participant aux échanges entre les pays du groupe des Amis de la cohésion (Espagne, Bulgarie, Chypre, Tchéquie, Estonie, Grèce, Croatie, Italie, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Malte, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovénie et Slovaquie).
Concernant la boîte de négociation (Negotiating Box) présentée par la présidence irlandaise, les participants ont salué le travail constructif mené par cette dernière sur le prochain CFP, tout en regrettant les nouvelles réductions proposées, qui ramèneraient le niveau global d'ambition du futur cadre financier à seulement 1,02 % du revenu national brut de l'Union européenne.
Les participants ont souligné que ces réductions risquaient de compromettre la capacité de l'Union à réaliser ses priorités et à préserver sa crédibilité.
Les Amis de la cohésion ont rappelé et réaffirmé les positions exprimées dans leur déclaration commune du 26 mai et dans la lettre adressée par leurs dirigeants à la présidence irlandaise le 2 octobre. Comme indiqué dans ces deux textes, ils ont souligné que l'enveloppe globale prévue dans la boîte de négociation de la présidence chypriote demeurait la référence appropriée pour répondre efficacement aux besoins de financement de l'Europe.
Les participants ont insisté sur la nécessité pour l'Europe de ne pas revoir ses ambitions à la baisse. Le prochain CFP doit permettre à l'Union de relever des défis croissants, notamment en matière de sécurité et de défense, de compétitivité, de connectivité, de sécurité énergétique et de résilience. Ils ont également souligné que ces objectifs ne devaient pas être poursuivis au détriment des politiques consacrées par les traités.
S'agissant du financement du prochain CFP, les Amis de la cohésion se sont déclarés prêts à participer de manière constructive aux discussions sur le volet des recettes du budget de l'Union, afin d'alléger la pression directe sur les budgets nationaux.
Dans ce contexte, ils ont souligné la nécessité d'examiner de nouvelles ressources propres véritables, équitables, simples et non régressives, ainsi que d'étudier les possibilités de dégager des marges de manœuvre budgétaires supplémentaires. Parmi les pistes envisagées figurent un remboursement plus progressif de NextGenerationEU et le recours à des instruments européens d'endettement limités et ciblés, sous forme de prêts, destinés à soutenir des priorités stratégiques clairement définies.
Ils ont par ailleurs réaffirmé que le système actuel de rabais et de corrections budgétaires ne devrait pas être reconduit dans le prochain CFP.
Enfin, les participants ont remercié l'Espagne pour cette initiative opportune, visant à faire avancer les négociations sur le CFP dans un esprit constructif, en vue de parvenir à un budget ambitieux, moderne et capable de répondre aux défis auxquels l'Union est confrontée, tout en tenant compte de ses objectifs et des besoins des États membres et des régions.
—TRADUCTION NON OFFICIELLE—