Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a rencontré mercredi à Paris le directeur général de l'UNESCO, Khaled El-Enany, afin de signer l'accord qui reconnaît la Fondation des Trois Cultures de la Méditerranée comme une institution indépendante.
La fondation se concentre sur la région méditerranéenne, avec une projection vers l'Afrique et l'Amérique latine, et ses fonds sont destinés à l'organisation d'activités liées aux objectifs, aux buts et aux valeurs de l'UNESCO. Ses axes d'action se concentrent sur le dialogue interculturel, l'économie créative, la coopération internationale et les plateformes numériques.
Il s'agit de la première rencontre entre le ministre Albares et le directeur général de l'organisation, qui est le premier haut représentant d'origine arabe à l'UNESCO. Il a été soutenu par l'Espagne lors de son élection. Albares a également abordé les accords avec les gouvernements de Catalogne et du Pays basque afin que ceux-ci aient des représentants au sein de la délégation permanente de l'Espagne à l'UNESCO.
Le Grand Continent
Au cours de la journée, Albares a participé à un séminaire organisé par le magazine Le Grand Continent, où se trouvaient, entre autres, l'essayiste Giuliano da Empoli, l'analyste géopolitique Pierre Haski et la députée européenne Aurore Laluq.
Le ministre y a défendu l'idée que « la démocratie et le droit international sont les deux faces d'une même médaille. Chaque fois qu'ils sont menacés, l'Espagne et l'Europe défendent ces principes, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de nos frontières : au Groenland, au Venezuela, en Ukraine et à Gaza ». Il a également appelé à « la nécessité d'avancer vers la souveraineté européenne à travers trois axes clés : la souveraineté économique, défensive et en matière de sécurité ».
—TRADUCTION NON OFFICIELLE—