Le ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, est intervenu ce lundi lors de l’assemblée annuelle des zones franches ibéro-américaines, ouverte aujourd’hui à Cadix. Il a plaidé pour un réveil stratégique de l’Europe, afin qu’elle fasse entendre sa propre voix et avance main dans la main avec l’Amérique latine et les Caraïbes, « car seul le multilatéralisme permet au monde de progresser ».
Organisée par l’Association des zones franches des Amériques (AZFA) et le Consortium de la zone franche de Cadix, cette assemblée constitue un espace de coopération, de partage des connaissances et de création d’opportunités entre les zones franches, les institutions, les entreprises, les universités et les experts d’Europe et d’Ibéro-Amérique.
Réveil stratégique
Lors de son intervention, le ministre a rappelé que l’Europe devait miser sur une véritable souveraineté lui permettant de ne pas dépendre de pays tiers dans les domaines stratégiques, de prendre ses décisions en toute indépendance, de disposer des moyens d’agir et de faire preuve de détermination pour défendre ses valeurs et ses intérêts. Il a souligné qu’elle devait poursuivre cet objectif en coopération et en alliance avec d’autres régions, en diversifiant ses partenariats économiques et commerciaux, comme cela a été fait cette année avec l’Inde et le Mercosur.
« Dans le cadre de ce réveil stratégique européen, nous voulons avancer main dans la main avec l’Amérique latine et les Caraïbes, avec une Europe qui fait entendre sa propre voix et qui privilégie toujours la raison, la diplomatie, le dialogue et la négociation, car seul le multilatéralisme permet au monde de progresser », a insisté José Manuel Albares.
Sommet de Madrid
Cette assemblée se tient à un moment particulièrement important pour les relations avec l’Amérique latine et les Caraïbes, une semaine avant le Sommet ibéro-américain, qui se déroulera à Madrid les 4 et 5 novembre.
Selon le ministre, ce sommet « viendra renforcer la Communauté ibéro-américaine, un instrument essentiel pour nous tous, particulièrement dans un contexte géopolitique aussi complexe et incertain que celui que nous connaissons actuellement. Une communauté qui nous offre un espace de dialogue, de coopération et de confiance, capable d’apporter stabilité et certitudes en ces temps troublés, mais aussi de se traduire par des avancées très concrètes dans la vie des millions de citoyennes et de citoyens qui en font partie. Une communauté qui démontre, une fois de plus, que ce qui nous unit est bien plus important que ce qui nous sépare et que les possibilités qui s’offrent à nous sont nombreuses lorsque les Ibéro-Américains travaillent ensemble ».
L’océan qui nous unit
Placée sous le thème « L’océan qui nous unit », cette édition vise à renforcer les alliances de part et d’autre de l’Atlantique et à promouvoir Cadix comme point de rencontre entre les deux continents. Elle a réuni des représentants de 53 organismes issus de 20 pays et territoires (Espagne, Colombie, Costa Rica, Porto Rico, République dominicaine, Brésil, Panama, Honduras, Curaçao, Guatemala, Cuba, Paraguay, Afghanistan, Uruguay, Aruba, Salvador, Émirats arabes unis, États-Unis, Haïti et Pérou).
Les débats, prévus du 26 au 28 octobre, porteront sur le partage d’expériences, les défis économiques, l’attraction des investissements, la préservation des ressources, la transformation des résultats de la recherche en activités entrepreneuriales, la compétitivité et la coopération transatlantique.
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—TRADUCTION NON OFFICIELLE—