Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a participé aujourd'hui au Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne et a défendu la nécessité pour l'Europe d'agir de manière unie, avec une voix forte et souveraine, afin de relever les défis internationaux, dans un monde où tout est connecté. Les Vingt-sept ont également débattu de l'évolution de la situation en Ukraine, à Gaza et dans la région des Grands Lacs.
« Aujourd'hui plus que jamais, nous devons affirmer la défense des valeurs les plus fondamentales, qui se reflètent très clairement dans la sphère internationale, dans le droit international, les principes de la Charte des Nations Unies et, surtout, le rejet du recours à la force ou à la menace de la force comme instrument de politique étrangère », a déclaré le ministre en référence à la réunion préalable au Conseil, au cours de laquelle les Vingt-sept ont mené une réflexion stratégique sur le positionnement de l'Union européenne.
Tout est lié
Cette réflexion, expliquait-il, est plus que jamais d'actualité à un moment crucial où l'Union européenne doit définitivement transformer sa puissance économique en puissance politique, car dans le monde actuel, tout est lié, depuis ce qui se passe au Venezuela jusqu'au Groenland, en passant par l'Ukraine, Gaza ou l'Iran. « L'Europe doit s'asseoir à la table des grandes puissances, non pas comme une puissance agressive de plus, non pas comme une puissance qui utilise sa force pour contraindre les autres, mais précisément pour établir un monde plus modéré et plus équilibré », concluait-il.
Soutien à l'Ukraine
Le ministre ukrainien, Andrii Sybiha, a participé à distance au Conseil afin de faire le point sur la situation sur le terrain dans un contexte d'intensification des attaques russes contre les installations énergétiques ukrainiennes, qui provoquent une crise humanitaire sans précédent après près de cinq ans de guerre. À cet égard, et sans espoir de paix ou de cessez-le-feu à court terme, l'Espagne a réitéré son aide aussi longtemps que nécessaire, en particulier une aide d'urgence pour pallier les dommages causés au système énergétique.
« Nous achetons, par l'intermédiaire de l'agence espagnole de coopération, des chargeurs pour une valeur d'un million d'euros, et nous mettons actuellement en place une aide énergétique pour l'Ukraine. Il s'agit d'un programme complet qui permettra de fournir de l'électricité et du chauffage à 28 000 Ukrainiens et Ukrainiennes », a expliqué le ministre.
Moyen-Orient et Afrique
Un autre point central du Conseil a été Gaza, et la deuxième phase du plan de paix qui vient à peine de démarrer et qui doit encore consolider le fragile cessez-le-feu pour le transformer en une paix durable. L'Espagne a insisté sur la nécessité d'ouvrir tous les points de passage terrestres afin de permettre l'entrée massive de l'aide d'urgence. Elle a également insisté sur la nécessité d'inclure l'Autorité nationale palestinienne dans toute décision prise concernant un plan de paix.
Concernant les nouvelles sanctions imposées à l'Iran pour la répression brutale des manifestations, l'Espagne s'est ralliée à la position majoritaire. « Nous condamnons la répression absurde du régime iranien à l'encontre de ses propres citoyens. Bien sûr, les arrestations arbitraires doivent cesser et toute exécution serait une véritable ligne rouge pour l'Espagne et pour l'Europe », a assuré M. Albares.
Le dernier point de la réunion a été la situation dans la région des Grands Lacs, où la situation politique et militaire reste complexe, avec des attaques continuelles. L'Espagne est très présente avec son aide humanitaire, faisant tout son possible pour favoriser un dialogue qui fasse avancer la paix dans toute cette région.
Autres réunions
À l'issue de la réunion des ministres, M. Albares a également participé au Conseil d'association Union européenne-Maroc, un pays partenaire et ami de l'Espagne, le deuxième client hors Union européenne avec lequel nous coopérons, entre autres, dans la lutte contre les mafias qui se livrent à la traite des êtres humains.
Une coopération qui, selon le ministre, « dans le cas de l'Espagne, nous permet d'avoir les chiffres d'entrée de migrants irréguliers les plus bas de toutes les routes de l'Union européenne. Un pays avec lequel nous avons beaucoup à partager, beaucoup à discuter et un travail commun que l'Espagne connaît de première main et qui est très fructueux ».
En marge du Conseil, le ministre a tenu des réunions bilatérales avec son homologue français, Jean-Noël Barrot, et avec la vice-ministre émiratie Lana Zaki Nusseibeh.
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—TRADUCTION NON OFFICIELLE—