Le ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a présidé aujourd’hui les manifestations organisées à l’occasion de la Journée des coopérants. Il a souligné le rôle essentiel que ces professionnels jouent dans la recherche de solutions aux défis mondiaux, tels que les guerres, la pauvreté, la faim, les inégalités entre les hommes et les femmes ou l’urgence climatique. Leur travail, d’une importance capitale, bénéficiera d’une meilleure reconnaissance grâce au nouveau statut des coopérants, adopté en juillet dernier par le Conseil des ministres.
Lors de cette journée de commémoration, organisée au siège de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID), le ministre Albares a salué le travail des plus de 2 700 Espagnoles et Espagnols qui se consacrent à la coopération au développement et à l’action humanitaire à l’étranger.
Le ministre a également rappelé que le nouveau statut des coopérants, approuvé par le Conseil des ministres en juillet dernier, reconnaît le rôle de ces professionnels et valorise leur parcours professionnel. Il a souligné qu’ils « permettent aux projets de voir le jour et d’améliorer la vie des personnes, ce qui doit se traduire par un soutien constant à leur travail ».
Plus de femmes parmi les coopérants
Au cours de la cérémonie organisée à l’AECID, son directeur, Antón Leis, a également présenté l’étude que l’Agence réalise chaque année sur les coopérants. Le profil le plus courant est celui d’une femme de plus de 35 ans. Les femmes représentent en effet 53 % des 2 737 Espagnoles et Espagnols actuellement en poste à l’étranger dans le domaine de la coopération internationale au développement et de l’action humanitaire. Par ailleurs, 74 % de ces professionnels ont plus de 35 ans.
Selon l’étude de l’AECID, les coopérants espagnols actuellement en poste à l’étranger sont originaires de toutes les communautés autonomes, ainsi que des villes autonomes de Ceuta et Melilla. Le groupe le plus nombreux est originaire de la Communauté de Madrid (21 % du total), suivi de la Catalogne et de la Castille-et-León (13 % chacune), puis de l’Andalousie (11 %).
Les coopérants espagnols travaillent dans 92 pays. Ils sont 43 % à exercer en Afrique subsaharienne, tandis que les autres sont répartis entre l’Amérique du Sud (25 %), l’Amérique centrale et les Caraïbes (13 %), le Maghreb (6 %), le Moyen-Orient et le Proche-Orient (6 %), le reste de l’Asie (5 %) et l’Europe (2 %).
Les pays qui accueillent le plus grand nombre de coopérants espagnols sont la Bolivie (330 personnes), le Mozambique (211), le Sénégal (146), le Kenya (139) et la Colombie (116).
Selon ce rapport, réalisé avec le concours des ambassades et des bureaux de la Coopération espagnole (OCE), 36 % des Espagnols travaillant dans la coopération au développement et l’action humanitaire dans les pays bénéficiaires de l’aide publique au développement (APD) exercent sous la coordination d’organisations non gouvernementales de développement (ONGD). Le deuxième groupe le plus important, soit 26 %, est constitué de personnes travaillant pour des organisations internationales œuvrant dans le domaine de la coopération. Les membres de communautés religieuses représentent également 26 % du total. Enfin, 7 % des professionnels espagnols déployés sur le terrain sont des agents de l’AECID, tandis que les 5 % restants travaillent simultanément pour plusieurs organisations ou occupent des fonctions qui n’ont pas pu être précisément déterminées.
—TRADUCTION NON OFFICIELLE—