Le Guatemala est un partenaire prioritaire de la Coopération espagnole. De nombreux projets de coopération au développement y ont ainsi été mis en œuvre depuis 1987, et la reine Letizia, accompagnée d'Eva Granados, a pu en visiter plusieurs. Ce voyage s'est articulé autour de trois priorités de la Coopération espagnole dans le pays : premièrement, la lutte contre la malnutrition infantile ; deuxièmement, l'élimination de toutes les formes de violence à l'égard des femmes et des filles, notamment au sein des populations autochtones ; troisièmement, la jeunesse, l'éducation, la formation professionnelle et le travail décent.
Projets au Guatemala
L'un des premiers établissements visités par la reine, après avoir été accueillie par la Première dame, Lucrecia Alvarado, a été le Centre culturel d'Espagne au Guatemala, où elle a rencontré la coordinatrice générale et l'équipe de la Coopération espagnole dans le pays. Ce centre œuvre notamment à la promotion du droit à la culture et de la participation citoyenne des enfants et des adolescents, au renforcement du secteur culturel guatémaltèque et à la promotion, à travers la culture, d'une image inclusive, plurielle et moderne de l'Espagne.
La reine Letizia s'est ensuite rendue sur le chantier de l'École-atelier du nord de la ville de Guatemala, dont l'objectif est d'améliorer les conditions de vie des jeunes exposés à l'exclusion et à la marginalisation, ainsi que celles de leurs familles. Le projet repose sur une formation technique aux métiers et sur des actions visant à favoriser leur accès à des emplois de meilleure qualité et plus stables. Il existe actuellement un réseau de dix écoles-ateliers, auquel trois autres établissements viendront prochainement s'ajouter.
La deuxième journée a débuté à San José de Chacayá, où la reine a visité un projet de renforcement des soins de santé primaires, destiné à améliorer l'accès de la population à des soins de santé complets et à contribuer à la réduction de la malnutrition chronique. Ce projet bénéficie à environ 500 000 personnes dans le département de Sololá.
Elle a ensuite rencontré des dirigeantes autochtones afin de découvrir un projet visant à améliorer la situation économique et sociale des femmes, en favorisant leur autonomie et leur participation à la vie publique.
À Chimaltenango, elle s'est rendue au Centre de prise en charge intégrale des femmes victimes de violence (CAIMUS). Après avoir visité les installations, elle a rencontré des femmes ayant subi des violences et bénéficiant de l'accompagnement du centre pour renforcer leurs connaissances et leurs compétences en matière de droits, d'éducation financière et de gestion d'activités économiques.
Enfin, au Centre de formation de la Coopération espagnole de La Antigua, la reine Letizia et Eva Granados ont rencontré le directeur et le personnel du centre, ainsi que des représentants de la communauté espagnole engagés dans la coopération. La reine a également salué les professionnels qui y dispensent une formation consacrée à la prévention, à l'atténuation et à la prise en charge de la maladie rénale chronique d'origine non traditionnelle.
Coopération espagnole
Il s'agit du neuvième voyage consacré à la coopération effectué par la reine Letizia depuis la proclamation de Sa Majesté le Roi en 2014. Son premier voyage l'avait conduite au Honduras et au Salvador en 2015. Elle s'est ensuite rendue au Sénégal en 2017, en République dominicaine et en Haïti en 2018, au Mozambique en 2019, au Honduras en 2020 dans le cadre d'une mission d'aide humanitaire, au Paraguay en 2021, en Mauritanie en 2022 et, enfin, en Colombie en 2023.
À l'issue du voyage, la secrétaire d'État à la Coopération internationale a tenu à remercier la reine pour son engagement en faveur de la coopération menée par le gouvernement espagnol. Elle a souligné que cet engagement permet de transmettre les valeurs de la Coopération espagnole au peuple guatémaltèque et de donner à la société espagnole un aperçu concret des actions menées dans ces pays.
Eva Granados a également indiqué que les objectifs stratégiques fixés pour ce déplacement avaient été atteints. Elle a mis en avant l'engagement de la Coopération espagnole envers la société guatémaltèque, l'importance du travail des acteurs de la coopération et la possibilité qu'offrent ces voyages de faire connaître les actions menées avec les pays partenaires à un plus grand nombre de personnes au sein de la société espagnole.
La Coopération espagnole œuvre en faveur des droits humains et des libertés fondamentales, de l'intégration de la dimension de genre, de la qualité de l'environnement et du respect de la diversité culturelle, conformément à l'Agenda 2030. Toutes les actions menées au Guatemala résultent d'une planification conjointe avec les autorités et la société civile guatémaltèques.
Le Guatemala est l'un des rares pays à accueillir trois unités de la Coopération espagnole : le Bureau de coopération, qui compte 22 collaborateurs ; le Centre de formation, dont l'équipe comprend 48 personnes ; et le Centre culturel, qui emploie 14 collaborateurs.
Actuellement, plus de 65 organisations non gouvernementales de développement espagnoles interviennent au Guatemala, dont 31 disposent d'une implantation dans le pays.
—TRADUCTION NON OFFICIELLE—