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COMMUNIQUÉ DE PRESSE 047

Premier Forum d’examen des migrations internationales (New York, 17-20 mai)

vendredi 27 mai 2022

Le premier Forum d’examen des migrations internationales (FEMI), consacré au Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, s’est tenu du 17 au 20 mai au siège des Nations Unies, à New York.

Le FEMI constitue la plus haute instance chargée du suivi de la mise en œuvre du Pacte mondial sur les migrations. Il se réunit tous les quatre ans, et cette session est la première organisée depuis l’adoption du Pacte en décembre 2018.

L’Espagne a été, aux côtés du Bangladesh, l’un des deux pays cofacilitateurs de la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies qui a défini, en 2019, les modalités d’organisation des FEMI.

Au cours des quatre jours du Forum, l’ensemble de la communauté internationale (États, organisations et organismes internationaux, institutions nationales, régionales et locales, société civile et ONG, y compris les organisations de migrants) a eu l’occasion de débattre, d’échanger des idées et de partager de bonnes pratiques en matière de gestion des migrations internationales contemporaines.

Les deux premières journées du Forum ont été consacrées à un dialogue interactif entre les États et les autres acteurs de la migration, organisé autour de quatre tables rondes couvrant les 23 objectifs du Pacte et clôturé par un débat prospectif sur les politiques publiques. Quant aux deux dernières journées, elles ont été réservées aux séances plénières, au cours desquelles 116 États sont intervenus pour présenter leurs principales réalisations nationales dans la mise en œuvre du Pacte, offrant ainsi un panorama complet de la diversité des situations, des sensibilités et des priorités en matière migratoire.

Le Forum a adopté un rapport sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Pacte au cours de ce premier cycle quadriennal. Ce document rend compte des avancées réalisées concernant la grande majorité des 23 objectifs, malgré la pandémie de COVID-19. Cette période de crise a également fait apparaître des possibilités d’action, en mettant en lumière la vulnérabilité particulière des personnes migrantes, mais aussi la contribution essentielle des migrations aux économies des pays d’accueil (en particulier dans les secteurs primaire et tertiaire) comme des pays d’origine (résilience avérée des envois de fonds). Le rapport appelle à poursuivre les efforts à l’avenir, en définissant des domaines d’action prioritaires et en formulant des recommandations.

Parmi les conclusions des débats du Forum, il convient de souligner les points suivants :

Parmi les résultats des débats du Forum, il convient de souligner les points suivants :

  • Renouvellement, au plus haut niveau, de l’engagement des États en faveur du Pacte mondial sur les migrations, de ses principes et de son objectif principal : rendre les migrations toujours plus sûres, ordonnées et régulières, tant pour les migrants que pour les États d’origine, de transit et de destination.
  • La mise en œuvre du Pacte constitue une tâche qui incombe à tous et mobilise l’ensemble de la société (whole-of-society approach) ainsi que tous les niveaux de gouvernement (whole-of-government approach). Ces principes devront être davantage appliqués dans la pratique à l’avenir.
  • Il est nécessaire de poursuivre la lutte contre les réseaux de trafic illicite de migrants et de traite des êtres humains, activités criminelles qui sont à l’origine de violations des droits humains des migrants. La migration irrégulière pose des défis tant aux pays d’origine et de transit qu’aux pays de destination. Il convient donc d’améliorer la gestion intégrée des frontières, qui relève de la souveraineté nationale et doit être compatible avec le droit international et le droit international humanitaire.
  • Les migrations internationales constituent un phénomène naturel et structurel, et non conjoncturel. Plus de 280 millions de personnes vivent actuellement dans un pays autre que celui où elles sont nées. Les migrations doivent être gérées en tenant compte de leur caractère multidimensionnel et abordées à travers des discours fondés sur des faits plutôt que sur des préjugés.
  • Le respect des droits humains et de la dignité des migrants doit être garanti en toutes circonstances, indépendamment de leur statut juridique. Le racisme, la xénophobie, l’intolérance et les discriminations ont fait l’objet d’un rejet unanime. Ces phénomènes doivent continuer d’être combattus au moyen de politiques publiques proactives.
  • Il est prioritaire de poursuivre, de manière toujours plus active et efficace, la lutte contre les causes profondes des migrations involontaires dans les pays d’origine et de transit, notamment contre les effets de plus en plus marqués du changement climatique sur la mobilité humaine. Les écarts de développement demeureront la principale cause des mouvements migratoires. La solidarité entre les États doit être renforcée, notamment par des contributions au Fonds fiduciaire multipartenaire pour le Pacte mondial. Il convient d’œuvrer en faveur de migrations de plus en plus volontaires.
  • Il est nécessaire d’élargir et d’améliorer les voies de migration légale à tous les niveaux, sans se limiter aux migrations de travailleurs qualifiés et hautement qualifiés, pour lesquelles il importe d’éviter la fuite des talents, susceptible de compromettre les efforts nationaux de développement dans les pays d’origine. Garantir des conditions de travail dignes, contribuer à l’amélioration de l’éducation et de la formation dans les pays d’origine et promouvoir des dispositifs de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles et des compétences professionnelles peuvent avoir d’importants effets multiplicateurs.
  • Aucun État ni groupe d’États ne peut, à lui seul, répondre à l’ensemble des défis posés par les migrations contemporaines. La coopération internationale est donc indispensable et irremplaçable.
  • L’utilisation d’indicateurs communs définis d’un commun accord pourrait constituer un outil utile pour aider les États à mettre en œuvre le Pacte à l’avenir, tout en facilitant le suivi de cette mise en œuvre.

Le ministère des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération a coordonné, au niveau national, la préparation du Forum, en concertation avec le ministère de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations ainsi qu’avec le ministère de l’Intérieur. Au cours du mois de mai, une journée d’échanges avec la société civile a été organisée conformément à l’approche pansociétale, ainsi qu’une réunion d’information avec les administrations régionales et locales, dans le cadre de l’approche pangouvernementale. Un dialogue régulier a également été entretenu avec le Réseau des Nations Unies sur les migrations en Espagne, coordonné par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le gouvernement espagnol a présenté deux contributions majeures lors de ce Forum : un rapport détaillé sur la mise en œuvre du Pacte au niveau national pour la période 2018-2022 et un document présentant ses engagements pour le prochain cycle opérationnel 2022-2027.


—TRADUCTION NON OFFICIELLE—

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