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COMMUNIQUÉ 020

Déclaration ministérielle conjointe sur la protection des civils et des opérations humanitaires au Soudan

Aujourd'hui

​Nous sommes vivement préoccupés par les attaques illégales incessantes qui déciment les populations civiles et prennent pour cible les infrastructures civiles et les opérations humanitaires, dans le contexte de la poursuite d’intenses combats dans les États du Kordofan et du Darfour. Les récentes attaques aériennes et de drones se sont intensifiées, notamment celles visant les populations déplacées, les installations de santé, les convois de nourriture et les zones proches des emprises humanitaires, et elles ont fait de nombreuses victimes et blessés parmi les civils, en entravant l’acheminement de l’aide humanitaire et en perturbant les routes d’approvisionnement.

Ne serait-ce qu’au cours des dernières semaines, les frappes au moyen de drones et de missiles visant les camions et entrepôts du Programme alimentaire mondial, ainsi que sur des installations de santé, ont fait de nombreux morts et graves blessés parmi les civils et le personnel humanitaire, et ont détruit des fournitures et infrastructures humanitaires qui font cruellement défaut. Ces attaques délibérées contre le personnel, les véhicules et les fournitures humanitaires ainsi que la volonté manifeste d’entraver l’acheminement de l’aide d’urgence sont contraires au droit international humanitaire et peuvent être constitutives de crimes de guerre.

Les États du Kordofan et du Darfour continuent d’être au cœur de la plus grande situation de crise humanitaire et de protection des populations dans le monde.

Les violences sexuelles et sexistes y sont généralisées, la famine attestée et la faim continue de s’étendre dangereusement. Au cours des derniers mois, dans les seuls États du Kordofan, près de 100 000 personnes ont été déplacées. Selon le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, M. Volker Türk, les exactions et abus commis par les Forces de soutien rapide et leurs milices alliées dans la ville et la région d’El-Fasher en octobre 2025 risquent de se répéter dans la région du Kordofan. Nous exhortons à nouveau les Forces de soutien rapide, les Forces armées soudanaises et les milices qui leur sont alliées, à cesser immédiatement les combats.

Nous condamnons avec la plus grande fermeté les violences atroces exercées à l’encontre des civils, notamment des femmes et des enfants, ainsi que l’ensemble des violations du droit international humanitaire. Ces violations peuvent être constitutives de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité et doivent rapidement donner lieu à des enquêtes impartiales ainsi qu’à des poursuites contre les auteurs de crimes internationaux.

Toutes les parties doivent respecter le droit international humanitaire, notamment l’obligation de permettre et de faciliter l’acheminement rapide, sûr et sans entrave de l’aide alimentaire, des médicaments et des autres fournitures essentielles pour les civils qui en ont besoin. Les civils ainsi que le personnel humanitaire doivent être protégés en permanence, notamment les femmes et les filles qui demeurent exposées aux violences sexuelles et sexistes. Les personnes fuyant les combats doivent se voir accorder un passage sûr.

Nous sommes aux côtés des populations soudanaises et des organisations humanitaires, locales et internationales, qui travaillent sans relâche et dans des conditions extrêmement difficiles pour leur venir en aide.

La présente déclaration a été signée par :

José Manuel Albares Bueno, ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération du Royaume d’Espagne

​Johann Wadephul, ministre fédéral des Affaires étrangères de l’Allemagne

Anita Anand, ministre des Affaires étrangères du Canada

Antonio Tajani, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de l’Italie

Baiba Braže, ministre des Affaires étrangères de la Lettonie

Beate Meinl-Reisinger, ministre fédérale des Affaires européennes et internationales de l’Autriche

Constantinos Kombos, ministre des Affaires étrangères de la République de Chypre

David van Weel, ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas

Elina Valtonen, ministre des Affaires étrangères de la Finlande

Espen Barth Eide, ministre des Affaires étrangères de la Norvège

Hadja Lahbib, Commissaire européenne chargée de l’égalité, de l’état de préparation et de la gestion des crises

Helen McEntee, ministre des Affaires étrangères et du Commerce de l’Irlande

Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la France

Juraj Blanár, ministre des Affaires étrangères et européennes de la République slovaque​

Margus Tsahkna, ministre des Affaires étrangères de la République d’Estonie

Maria Malmer Stenergard, ministre des Affaires étrangères de la Suède

Maxime Prévot, vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement de la Belgique

Oana Țoiu, ministre des Affaires étrangères de la Roumanie

Winston Peters, ministre des Affaires étrangères de la Nouvelle-Zélande

Yvette Cooper, ministre des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement du Royaume-Uni

Tanja Fajon, vice-première ministre et ministre des Affaires étrangères et européennes de la Slovénie

Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, ministre des Affaires étrangères de l’Islande

Xavier Bettel, vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire du Luxembourg

Ana Isabel Xavier, secrétaire d’État aux Affaires étrangères et à la Coopération du Portugal

Lars Løkke Rasmussen, ministre des Affaires étrangères du Danemark

Ian Borg, vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères et du Tourisme de Malte

Jiri Brodsky, premier vice-ministre des Affaires étrangères de la République tchèque

Nikolay Berievski, vice-ministre des Affaires étrangères de Bulgarie

Péter Sztáray, Secrétaire d’État à la politique de sécurité et à la sécurité énergétique du ministère des Affaires étrangères et du Commerce de Hongrie

Dominik Stillhart, chef de l’Aide humanitaire suisse, directeur général adjoint de la Coopération suisse au développement

Pologne



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