L'Espagne condamne fermement la recrudescence de la violence dans le sud du Liban, marquée par l'extension des opérations militaires israéliennes et les attaques du Hezbollah, et exige des parties qu'elles respectent pleinement le cessez-le-feu du 16 avril
L'extension de l'incursion terrestre israélienne dans le sud du Liban constitue une violation de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, entrave les pourparlers directs en cours, aggrave la crise humanitaire et sape les efforts internationaux visant à consolider le cessez-le-feu et la stabilité au Liban. Le Gouvernement salue les efforts déployés par les États-Unis pour désamorcer la violence au Liban et soutient les initiatives internationales allant dans ce sens.
L'Espagne réitère sa profonde consternation et sa condamnation face aux victimes civiles au Liban, à la destruction d'habitations et d'infrastructures civiles, ainsi qu'aux attaques contre des centres et du personnel de santé qui violent les principes fondamentaux du droit international humanitaire. Les ordres d’évacuation successifs et les attaques israéliennes contre des localités libanaises chassent la population civile de ses foyers, tout en menaçant des biens culturels classés au patrimoine mondial de l’humanité dans la vieille ville de Tyr et au château de Beaufort.
L'Espagne réitère son soutien à la décision courageuse prise par le Gouvernement libanais de rétablir le monopole de l'État sur l'usage de la force sur l'ensemble du territoire, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi qu'à son exigence de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Liban, ainsi que du droit international et du droit international humanitaire.
—TRADUCTION NON OFFICIELLE—