Le droit à l’eau potable et à l’assainissement est l’une des priorités de l’Espagne en matière de droits de l’homme.
Priorités espagnoles

L’Espagne est très fortement attachée à la promotion et à la protection des droits de l’homme. Le système juridique espagnol garantit une protection élevée des droits et des libertés fondamentales qui sont interprétés en vertu de la Déclaration universelle des droits de l’homme et des traités et accords internationaux en la matière, ratifiés par l’Espagne. Ces mêmes traités des droits de l’homme et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne font partie du système interne et complète l’éventail des droits et des libertés de la constitution espagnole.


La liberté, la justice et la paix se fondent sur le respect de la dignité et des droits inaliénables de tous les individus. L’Espagne souhaite contribuer à l’échelle nationale ainsi qu’en tant que membre de l’Union européenne à un monde plus libre, plus juste et en paix. En l’espèce, la défense des droits de l’homme constitue une priorité de son action à l’étranger.


Cette politique est menée à travers les domaines prioritaires suivants : la lutte contre la peine de mort ; la non-discrimination fondée sur le genre, liée à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre ; les droits des personnes en situation de handicap ; les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement, entreprises et droits de l’homme et la protection des défenseurs, hommes et femmes, des droits de l’homme.

Peine de mort

Des centaines de personnes sont exécutées dans le monde chaque année par application de la peine capitale, un châtiment dont l’abolition est soutenue par l’Espagne et l’Union européenne, dans toutes les circonstances et indépendamment du délit commis. Il s’agit en effet d’un châtiment cruel, inhumain et dégradant, qui n’a aucun effet prouvé sur la prévention du crime et qui peut entraîner des conséquences irréparables en cas d’erreur judiciaire face auxquelles aucun système juridique n’est à l’abri.


En 2010, sur une initiative espagnole, la Commission internationale contre la peine de mort, dont le siège se trouve à Madrid, a été créée et se compose d’une vingtaine de personnalités indépendantes et issues de toutes les régions du monde, dont la valeur ajoutée réside dans leur capacité de dialogue rendue possible grâce à leur longue expérience internationale.


L’Espagne, en collaboration avec l’Union européenne et la Commission internationale, tente de convaincre d’autres gouvernements afin de réduire le nombre de crimes punis de la peine capitale, de commuer les condamnations à mort ou de réformer leurs lois afin que les juges aient l’alternative d’imposer des peines de prisons au lieu de la peine capitale, afin d’avancer sur la voie de l’abolition. Il y a un siècle, seules trois nations étaient abolitionnistes : le Costa Rica, San Marino et le Venezuela. En  2017, nous avons assisté à des exécutions dans 23 pays sur les 193 États membres de l’ONU alors qu’en 1997, les exécutions se sont déroulées dans 40 États. Il est vrai que la communauté internationale avance vers l’abolition.


Tant que cet objectif n’est pas atteint, nous travaillons à l’obtention d’un moratoire universel. L’Espagne réalise, en collaboration avec le reste des États membres de l’UE et des autres États abolitionnistes, un important travail de persuasion pour faire que les résolutions votées tous les deux ans par l’Assemblée générale des Nations unies soient de plus en plus soutenues par la communauté internationale. La plus récente, votée en décembre 2016, a remporté le soutien des deux tiers des États membres des Nations unies. 
 

Lutte contre la discrimination fondée sur le genre

La lutte pour l’égalité entre hommes et femmes est l’une des priorités de notre politique extérieure. L’Espagne participe de manière très active, tant au sein de l’Union européenne qu’au sein du système des Nations unies, à l’élaboration de politiques et à la création d’instruments et d’institutions de lutte contre la discrimination fondée sur le genre et de défense des droits des femmes et des enfants.


Le principe de non-discrimination est à l’origine même de la lutte pour l’égalité des sexes, la défense des droits et l’autonomisation des femmes, qui se trouvent au cœur de l’action de l’Espagne en matière de droits de l’homme. La réduction des inégalités grâce à une participation réelle des femmes dans les domaines social, politique et économique est, en outre, l’un des objectifs prioritaires pour garantir l’éradication de toute forme de violence contre les femmes.


L’Espagne appuie la mise en œuvre de l’Agenda « Femmes, paix et sécurité » tout en étant fermement convaincue que la totale participation des femmes comme actrices de la paix dans toutes les phases des conflits est un facteur clé pour construire la paix et encourager le développement.


Sur le plan institutionnel, l’Espagne a encouragé avec force la création de l’agence ONU Femmes et a été la première à s’offrir pour établir un cadre d’association avec l’organisation.

 
Lutte contre la discrimination liée à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre
Fondé sur le principe que l’orientation sexuelle et l’identité de genre relève de la sphère la plus intime de l’être humain, nous prônons la dépénalisation des relations consenties entre adultes à l’échelle internationale.

Ces dernières années, l’Espagne a encouragé de nombreuses actions pour la défense des droits des personnes LGBTI dans différents forums multilatéraux : soutien au mandat du nouvel expert indépendant des Nations unies sur la protection contre la violence et la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, adhésion aux principes fondamentaux de la Coalition pour l’égalité des droits, adhésion au LGBT Core Group des Nations unies, application des directives de l’Union européenne relatives aux droits des personnes LGBTI, participation au groupe de points de contact LGBT du Conseil de l’Europe, etc.
Par ailleurs, l’Espagne participe activement au mécanisme de l’Examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l’homme, en soulevant des questions et en formulant des recommandations relatives à la protection des droits des personnes LGBTI aux pays où des violations de leurs droits ont été constatées.

De plus, la question des droits de l’homme des personnes LGBTI est habituellement abordée dans le cadre des dialogues bilatéraux avec les pays tiers.

Droits des personnes en situation de handicap
En se fondant sur les forts acquis en termes de lois et de politiques à l’échelle nationale, ainsi que sur l’importance croissante des droits des personnes en situation de handicap dans des domaines comme la coopération, l’Espagne défend l’approche de la Convention des droits des personnes handicapées (2006), dont l’adoption a supposé un changement de paradigme dans ce domaine, en reconnaissant les personnes handicapées comme de véritables sujets de droits.

Le travail de l’Espagne dans ce domaine a été reconnu par l’octroi en 2012 du Prix international Franklin D. Roosevelt relatif aux droits des personnes en situation de handicap. Ce prix prestigieux cherche à visibiliser les droits de l’homme et à inclure les personnes handicapées mais aussi à encourager les États membres des Nations unies à travailler pour une participation pleine et égalitaire des personnes en situation de handicap dans tous les domaines de la société.

À l’échelle européenne, l’Espagne se félicite que l’UE ait adhéré en 2010 à la CDPD, devenant ainsi le premier traité international des droits de l’homme auquel l’UE a participé à compter de la date d’acquisition de personnalité morale grâce au Traité de Lisbonne.


Droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement

La reconnaissance des droits de l’homme à l’eau et à l’assainissement (DHAS) est devenue l’une des priorités centrales de la politique extérieure espagnole en matière de droits de l’homme et de coopération au développement. En 2006, l’Espagne et l’Allemagne ont entrepris une initiative conjointe en faveur de la reconnaissance de ce droit humain au sein des Nations unies, considérant que le droit à l’eau potable et à l’assainissement était indispensable à la réalisation d’autres droits de l’homme et également une composant essentielle du droit à un niveau de vie digne, tel qu’énoncé par l’article 11 du Pacte international des droits économiques, sociaux et culturels.


Depuis lors, l’Espagne et l’Allemagne ont poursuivi l’adoption de résolutions dans ce domaine en alternant chaque année l’Assemblée générale des Nations unies et le Conseil des droits de l’homme. Ces résolutions, à l’instar de la création de la fonction de Rapporteur spécial pour les droits de l’homme à l’eau et à l’assainissement, ont contribué à la consolidation de ces droits.


En l’espèce, il convient de souligner, sur initiative hispano-allemande, la résolution 68/157, approuvée par consensus par l’Assemblée générale, en décembre de 2013, qui consacrait la reconnaissance du droit de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement et, dans un second temps, la résolution 70/169, de décembre 2015, également approuvée par consensus par l’Assemblée générale et qui reconnaît les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement comme deux droits de l’homme différenciés bien qu’interdépendants.


Cette reconnaissance sur le plan théorique est complétée, en outre, par la longue tradition de travail dans le secteur de l’eau réalisé dans le cadre de la coopération au développement espagnole. Pour cette dernière, le secteur de l’eau est stratégique et prioritaire dans la mesure où il contribue à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) et qu’il s’agit d’un secteur clé pour la réalisation d’autres droits de l’homme (santé, éducation, alimentation).


Entreprises et droits de l’homme

En ce qui concerne l’impact de l’activité industrielle sur les droits de l’homme, le travail effectué par les Nations unies fondé sur le cadre dénommé « protéger, respecter et réparer » développé dans les « Principes directeurs des Nations unies sur les entreprises et les droits de l’homme » a mis sur pied un important cadre institutionnel.


Dans ce domaine multilatéral, l’Espagne soutient la voie consensuelle ouverte avec l’adoption de la résolution 17/4 par laquelle le Conseil, outre avaliser les principes directeurs sus-indiqués, a créé un groupe de travail sur les entreprises transnationales et les autres entreprises, composé de cinq experts indépendants. Elle a également décidé de lancer un forum sur les entreprises et les droits de l’homme, ouvert à tous les intéressés avec pour fonction d’examiner les tendances et les problèmes d’application des principes directeurs et de promouvoir le dialogue et la coopération sur les questions attenantes aux entreprises et aux droits de l’homme.


À l’échelle interne, parmi les initiatives destinées à appliquer les principes directeurs, il convient d’insister sur le développement et la mise en pratique des plans d’action nationaux. Dans notre pays, le 28 juillet 2017, le Conseil des ministres a approuvé, à la demande du ministère des Affaires étrangères et de la coopération, le Plan d’action national des entreprises et des droits de l’homme. Ce plan illustre l’engagement de l’Espagne en termes de protection des droits de l’homme, également face à tout impact que l’activité industrielle pourrait avoir sur les individus.

 

Défenseurs des droits de l’homme
Les défenseurs des droits de l’homme sont des individus, des groupes ou des institutions chargés de protéger et de défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus et font fréquemment face à des menaces et des attaques proférées par des personnes, des groupes ou des autorités du fait des activités qu’ils mènent pour la défense des droits de l’homme.


L’Assemblée générale de l’ONU a approuvé en 1998 la « Déclaration sur le droit et le devoir des individus, groupes et institutions de promouvoir et de protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus ». Celle-ci reconnaît que les défenseurs des droits de l’homme jouent un rôle essentiel dans l’application des règles internationales en matière de droits de l’homme et dans la consolidation des systèmes démocratiques.


L’Agence des droits de l’homme (ODH) du MAEC dirige le Programme de protection et d’accueil temporaire des défenseurs des droits de l’homme faisant l’objet de menaces. Ce programme, qui a été créé en 1998, s’adresse aux défenseurs des droits de l’homme menacés et en situation de risque en raison de leur défense pacifique des droits de l’homme, et tente de faciliter leur accueil temporaire en Espagne en leur garantissant une totale confidentialité en ce qui a trait à leur identité. À travers ce mécanisme, l’ODH collabore au sein d’autres programmes d’accueil des défenseurs des droits de l’homme, développés par diverses institutions autonomiques et ONG. Depuis son entrée en vigueur jusqu’à ce jour, plus de 300 défenseurs des droits de l’homme ont participé au programme.

 

Twitter@MAECgob

  • 02 mars @MAECgob * RT @AranchaGlezLaya: En el 5º aniversario del violento asesinato de #BertaCáceres la sociedad española sigue recordando su lucha como defen…
  • 02 mars @MAECgob * La ministra @AranchaGlezLaya abordará este miércoles la Estrategia de Acción Exterior 2021-2024 del @MAECgob en un… https://t.co/xbix2SQFzW
  • 01 mars @MAECgob * RT @HablamosdEuropa: El SEUE González-Barba ha mantenido un encuentro con su homólogo francés @CBeaune. Entre otras cuestiones, han abord…
  • 01 mars @MAECgob * @Spain_China y @Spain_India pertenecen a la Red de Fundaciones Consejo creada por @MAECgob: ➡️ Son ejemplo de cola… https://t.co/wBls9iKBND
  • 01 mars @MAECgob * El acuerdo facilita vínculos y sinergias entre comunidades de expertos e instituciones de los tres países 🇮🇳🇪🇸🇨🇳… https://t.co/K3ZHso8c5R
  • 01 mars @MAECgob * La #SEAEIC @cristinagallach ha asistido a la firma del convenio de colaboración entre @Spain_India y @Spain_China c… https://t.co/PUFgxI564W
  • 01 mars @MAECgob * 🇪🇺 ¿Te gustaría trabajar en las instituciones europeas? 🔎 Consulta el último boletín quincenal de @UDAreper e infó… https://t.co/7LTqQinJ2j
  • 01 mars @MAECgob * 📣 ¡Recuerda! 👉 Sigue hoy en directo el diálogo 🇺🇸🗨️ "#EEUU entre la pandemia, la recuperación y la geopolítica" en… https://t.co/C6q5GKhdby
  • 01 mars @MAECgob * 📽️ Ya puedes ver en nuestro canal el vídeo completo del diálogo que han mantenido @cristinagallach y @LozanoMabel h… https://t.co/KvmAeBfjF7
  • 01 mars @MAECgob * La #SEAEIC @cristinagallach y la directora de cine y activista contra la trata @LozanoMabel inauguran con un conver… https://t.co/7x9ypXw1he
  • 01 mars @MAECgob * El @MAECgob organiza los días 1 y 2 de marzo el I Seminario Internacional contra la Trata de Seres Humanos. 📺 Sigu… https://t.co/NGWJGwZzXL
  • 01 mars @MAECgob * Hoy celebramos el Día de las #IslasBaleares, una de nuestras joyas del #Mediterráno, sinónimo de #biodiversidad y n… https://t.co/TPBe6cKVC9
  • 28 févr. @MAECgob * RT @AranchaGlezLaya: En #Cúcuta #Colombia la cooperación 🇪🇸 apoya los esfuerzos de Naciones Unidas y de ONGs que prestan asistencia a migra…
  • 28 févr. @MAECgob * 🎥 Ya puedes ver el vídeo resumen del viaje de la ministra @AranchaGlezLaya a #Colombia, donde visitó #Bogotá y… https://t.co/NYintvwRCA
  • 28 févr. @MAECgob * #España 🇪🇸 condena enérgicamente el uso indiscriminado de la fuerza contra manifestantes pacíficos en #Myanmar 🇲🇲,… https://t.co/UujR46uOJo

Sélection

  • Inscríbete en el Registro de Viajeros
  • Recomendaciones de Viaje
  • Fichas por país
  • Inscríbete en convocatorias UE
  • Convocatorias en la UE
  • Atlas Redes Sociales
  • Embajadas y Consulados
  • Sede Electrónica
  • Página de Participación Ciudadana
  • Página Portal de Transparencia
  • Sede Palacio de Santa Cruz
    Plaza de la Provincia, 1
    28012 MADRID
    Tel: +34 91 379 97 00
  • Sede Palacio de Viana
    Duque de Rivas, 1
    28071 MADRID
    Tel: +34 91 379 97 00
  • Sede Torres Ágora
    Serrano Galvache, 26
    28033 MADRID
    Tel: +34 91 379 97 00
  • Sede Pechuán
    C/ Pechuán, 1
    28002 MADRID
    Tel: +34 91 379 17 00
  • AECID
    Avda. Reyes Católicos, 4
    28040 MADRID
    Tel: +34 91 583 81 00 / 01
    Fax: +34 91 583 83 10 / 11
Gobierno de España
©Ministerio de Asuntos Exteriores, Unión Europea y Cooperación
Portal gestionado por la Dirección General de Comunicación, Diplomacia Pública y Redes
Premio Ciudadanía 2016
Premio Ciudadanía 2016