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 CENT ANS DE L'AMBASSADE D'ESPAGNE AUPRÈS DU ROYAUME DE BELGIQUE 1921-2021

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Deux événements importants dans les relations bilatérales

 L'année 2021 marque le centenaire de deux événements importants dans les relations bilatérales en​tre l'Espagne et la Belgique, à savoir l'élévation au statut d'Ambassade de la légation diplomatique espagnole à Bruxelles, avec la nomination consécutive du Marquis de Villalobar comme premier Ambassadeur d'Espagne auprès du Royaume de Belgique (le 21 janvier 1921), ainsi que la légation diplomatique belge à Madrid (le 24 janvier 1921) et le voyage de Leurs Majestés le Roi et la Reine de Belgique en Espagne, du 1er au 4 février 1921.

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Le 22 janvier 1921, la Gaceta de Madrid publie deux arrêtés royaux du 21 janvier 1921, en vertu desquels, sur proposition du ministre d'État et en accord avec le Conseil des ministres, Sa Majesté le Roi Alphonse XIII décrète, respectivement, l'élévation de la légation à Bruxelles au rang d'Ambassade et la promotion du Marquis de Villalobar au rang d'Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Sa Majesté le Roi des Belges. 

Dans l'exposé des motifs de ces arrêtés royaux, il est fait référence aux "relations cordiales qui unissent depuis longtemps notre pays à la Belgique..., donnant ainsi à la Belgique une haute preuve de l'estime et de la déférence cordiale que l'Espagne éprouve envers ce pays...", ainsi qu'à la "proximité du voyage des Souverains belges à cette Cour comme l'occasion la plus opportune de renforcer les liens d'amitié solides existant entre les deux pays".

La visite des Souverains belges Albert Ier et Élisabeth en Espagne a eu lieu entre le 1er et le 4 février 1921, et a été largement couverte par les médias belges et espagnols, soulignant l'accueil populaire chaleureux et la cordialité et l'harmonie entre les deux Maisons royales.

 

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Aide humanitaire I GM - Roi Alfonso XIII
Les années de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et les premières années d'après-guerre constituent sans aucun doute l'une des plus importantes étapes de complicité et de rapprochement dans l'histoire des relations bilatérales entre l'Espagne et la Belgique. L'Espagne a été un pays neutre pendant la Première Guerre mondiale, mais elle n'est pas restée insensible au conflit et à ses conséquences. Les efforts espagnols se sont concentrés sur la diplomatie humanitaire (Martínez Montes, 2019 : 418).
Il convient de mentionner l'action humanitaire du roi Alphonse XIII sur le plan humain et diplomatique, notamment en Belgique, aux côtés de Rodrigo de Saavedra y Vinent, le marquis de Villalobar, ambassadeur d'Espagne en Belgique.
En octobre 1914, le roi crée le Bureau européen de la guerre, dont l'objectif est de porter secours aux soldats et aux civils capturés et disparus pendant la Première Guerre mondiale (Martínez Montes, 2019 : 421). Le roi installe le bureau dans le palais royal de Madrid et tente, par le biais d'un réseau d'ambassades et de délégations dans les différents pays en guerre, d'aider les Européens qui lui demandent de l'aide pour retrouver les soldats et les civils disparus sur les fronts, pour communiquer avec les prisonniers ou pour leur fournir une assistance, des vêtements, des livres, de la nourriture ou de l'argent.
Le 19 juin 1915, le journal français "La Petite Gironde" publie la nouvelle "Grâce au Roi, elle retrouve son mari" où l'on peut lire l'histoire d'une humble lavandière qui avait demandé au Roi Alphonse XIII de l'aider à retrouver son mari, un soldat qui avait été blessé le 28 août 1914 dans la bataille de Charleroi. Grâce aux efforts du roi, le mari de la lavandière a été retrouvé en Allemagne, où il était prisonnier. De nombreux journaux diffusent la nouvelle et, dès lors, des dizaines de milliers d'Européens commencent à envoyer leurs lettres à l'Office européen de la guerre, le "bureau de l'espoir".
Au cours de la guerre et jusqu'à la fin du conflit, l'Office européen de la guerre a reçu de nombreux témoignages de gratitude de la part d'institutions et de particuliers, dont beaucoup de la part de Leurs Majestés le Roi et la Reine, qui ont fait sentir leur présence lors de leurs voyages en France, en Italie et surtout en Belgique en 1923.
En mai 1923, le roi Alphonse XIII et la reine Victoria Eugenia ont effectué une visite de quatre jours en Belgique, où ils sont accueillis avec enthousiasme et gratitude :
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La Belgique a clairement reconnu le rôle important joué par l'Espagne, en tant qu'État neutre, dans la protection de l'intégrité, des intérêts et des institutions du peuple belge pendant l'occupation allemande tout au long de la Seconde Guerre mondiale. De plus, l'initiative d'Alphonse XIII a valu au monarque deux nominations au prix Nobel et a été largement reconnue dans les pays belligérants (Martínez Montes, 2019 : 421).

Martínez Montes, L.F. (2019) : La grande aventure de l'histoire espagnole. Ministère des Affaires étrangères, Union européenne et Coopération.

La Société espagnole de Bienfaisance en Belgique

La Société de Bienfaisance en Belgique a été créée en 1927. Il s'agit d'une associtation sans but lucratif dont "le but est d'aider et d'apporter une aide matérielle et morale à tous les espagnols qui en Belgique se trouvent dans une situation de nécessité". Le Conseil d'Administration de cette société, qui a toujours eu des personnalités belges et espagnoles, a reçu en 2020 une plaque de mérite civile en reconnaissance de son travail.

Les enfants de la guerre en Belgique 
​Dans la période 1936-1939, la guerre civile espagnole et ses conséquences ont créé un mouvement de solidarité internationale, auquel la société belge n'était pas étrangère. Différents pays ont été le scène de l'exil des enfants car ils ont accueilli un grand nombre d'enfants espagnols. À partir de 1937, et par phases successives jusqu'en 1939, plus de 5.000 enfants espagnols arrivent en Belgique, "les enfants de la guerre", que leurs familles et les organisations sociales en Espagne ont essayé de sauver de la guerre.
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L'accueil en Belgique était organisé avec efficacité et était un exemple de solidarité et un modèle de réussite. Les syndicats, les partis politiques, les organisations catholiques, les comités belges d'organisations internationales telles que la Croix-Rouge, les comités de la République espagnole et l'ambassade d'Espagne à Bruxelles sont en première ligne de l'accueil. Le plus remarquable : l'implication sociale et affective de milliers de familles belges qui font tout pour les enfants espagnols en leur ouvrant leur propre maison, en leur apportant un soutien et des opportunités pour l'avenir. La Belgique est devenue le nouveau foyer de ces enfants espagnols.
Beaucoup ont été rapatriés après le début de la Seconde Guerre mondiale, mais environ un cinquième est resté en Belgique avec leur famille d'accueil. Une fois la guerre terminée, beaucoup de ces enfants sont retournés en Belgique, leur pays d'accueil.
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Dans le cadre de la commémoration du centenaire de l’ouverture des ambassades d’Espagne en Belgique et de Belgique en Espagne, et avec le but d'approfondir la connaissance de cet accueil solidaire qui a été mené par la société belge, l'ambassade d’Espagne en Belgique, en collaboration avec l’Université Libre de Bruxelles (ULB), organisera le 11 mars 2021 le séminaire intitulé "Les enfants de la guerre en Belgique: Histoire d’un modèle d’accueil", qui vise à faire le point sur les recherches existantes sur les enfants de la Guerre d’Espagne qui ont été recueillis en Belgique.
Le séminaire est organisé comme une forme d’expression de gratitude et de reconnaissance envers le peuple belge pour son accueil des enfants espagnols.
On peut compter sur la participation de chercheurs experts en la matière et sur l'assistance certains des protagonistes de cette réalité historique, qui partageront leur témoignage sur la façon dont ils ont été accueillis par les familles et la société belge.
 
Nous vous laissons ici le programme et la présentation de ce webinaire:
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 1.-Salutation de https://www.youtube.com/watch?v=ooZnGNysu3Q    
- Madame Beatriz Larrotcha Palma, Ambassadeur d'Espagne en Belgique 
- Monsieur Sammy MAHDI, Secrétaire d’État à l’Asile et la Migratio
- Monsieur Nicolas Verschueren, Université Libre de Bruxelles
- Madame Carmen Calvo Poyato, Viceprésidente du Gouvernement d'Espagne.
2.- Intervention inaugurale https://www.youtube.com/watch?v=8QIOgRUfEwY
Frank Caestecker (Centre for the Social Study of Migration and Refugees, Université de Gand).
- Víctor Fernández Soriano, investigateur de la Université Libre de Bruxelles 
-Géraldine Berger (Université de Mons),
-Sven Tuytens , correspondant VRT(télévision belge) à Madrid,
-Maite Molina Mármol (doctor de la Université de Liège).
 
-Alicia Alted Vigil (UNED): evacuación de los niños en España,
-Jesús Alonso Carballés (Université de Bordeaux-Montaigne): modelo belga de acogida,
-Andrés Payà (Universitat de València): la acogida en Bélgica, la educación de los niños.
5.- Salutations de Hana Jalloul
https://www.youtube.com/watch?v=EB2AcJ6uv6k
Témoignages/Présentation Ángeles Muñoz (investigatrice indépendante)
-Dolores Álvarez: enfant de la guerre 
-Celia Vados: enfant​ de la guerre
-Pablo Fernández, fils de Juan Fernández
-Mari Carmen Rejas, fille de Francisco Rejas
-Maud Aguirre, fille de Martin Aguirre
-Corine Kraghman, fille de Celia Vados
-Anne Deboe, fille de Dolores
-Patrick Fakkel, fils de Carmen Mirantes
-Lolita Abramovicz, fille de Pilar Pascual
-Pilar Carreton, fille de A. Carreton
- Message de Carmen Calvo, première vice-présidente du Gouvernement espagnol, à l'occasion du webinaire: "L'Espagne remercie à toutes les familles belges qui ont accueilli plus de 5000 enfants espagnols qui ont fui de la guerre, la tragédie et la douleur" https://www.youtube.com/watch?v=WYplshnKBqA
 
- Message de Hana Jalloul, la Secrétaire d'État à la Migration d'Espagne, à l'occasion du webinaire: "Il est nécessaire de se rappeler d'où nous venons afin de construire les routes de demain"  https://www.youtube.com/watch?v=uhMkK70piGA
 

L'exil républicain

La Belgique a été le pays d'accueil de nombreux Espagnols exilés pendant la guerre civile espagnole et le régime de Franco. Parmi les figures marquantes de l'exil républicain se trouve Josep Carner i Puig-Oriol, "le prince des poètes", qui fut affecté à cette même Ambassade en 1936-1937 comme secrétaire d'Ambassade, et depuis son retour en Belgique en 1945, déjà en tant qu'exilé, il a développé une grande partie de son travail comme professeur au Collège d'Europe à Bruges et à l'Université libre de Bruxelles (ULB). Après sa retraite en 1954, il a continué à être professeur honoraire et directeur de l'Institut des Etudes Hispaniques. Le poème de Carner "Bèlgica" est une référence de l'œuvre poétique de l'exil républicain espagnol et son auteur représente un modèle d'intellectuel espagnol intégré dans les milieux universitaires et les universités belges.
 

Bèlgica de Josep Carner i Puig-Oriol

Si fossi​n el meu fat les terres estrangeres,
m’agradaria fer-me vell en un país
on es filtrés la llum, grisa i groga, en somrís,
i hi hagués prades amb ulls d’aigua i amb voreres
guarnides d’arços, d’oms i de pereres;
viure quiet, no mai assenyalat,
en una nació de bones gents plegades,
com cor vora de cor ciutat vora ciutat,
i carrers i fanals avançant per les prades.
I cel i núvol, manyacs o cruels,
restarien captius en canals d’aigua trèmula,
tota desig d’emmirallar els estels.
M’agradaria fer-me vell dins una
ciutat amb uns soldats no gaire de debò,
on tothom s’entendrís de música i pintures
o del bell arbre japonès quan treu la flor,
on l’infant i l’obrer no fessin mai tristesa,
on veiéssiu uns dintres de casa aquilotats
de pipes, de parlades i d’hospitalitats,
amb flors ardents, magnífica sorpresa,
fins en els dies més gebrats.
I tot sovint, vora un portal d’església,
hi hauria, acolorit, un mercat de renom,
amb botí de la mar, amb presents de la terra,
amb molt de tot per a tothom.​

Una ciutat on vagaria
de veure, per amor de la malenconia
o per desig de novetat dringant,
cases antigues amb un parc on nien ombres
i moltes cases noves amb jardinets davant.
Hom trobaria savis de moltes de maneres;
i cent paraigües eminents
farien —ai, badats— oficials rengleres
en la inauguració dels monuments.
I tot de sobte, al caire de llargues avingudes,
hi hauria les fagedes, les clapes dels estanys
per a l’amor, la joia, la solitud i els planys.
De molt, desert, de molt, dejú,
viuria enmig dels altres, un poc en cadascú.
Però ningú
no se’n podria témer en fent sa via.
Hom, per atzar, un vell jardí coneixeria,
ben a recer, de brollador ben clar,
amb peixos d’or que hi fan més alegria.
De mi dirien nens amb molles a la mà:
—És el senyor de cada dia.​

L’action contre l’armée allemande en Belgique 1940
Un jour comme aujourd'hui, en 1940, alors que les troupes allemandes du Troisième Reich avançaient sur la ville de Bruxelles, le personnel de l'Ambassade d'Espagne en Belgique, dont Carlos de Saavedra y Ozores, attaché honoraire et troisième marquis de Villalobar, est allé à la rencontre des troupes dans la voiture officielle de l'ambassade, accompagnant Raymond Delhaye, secrétaire général de la santé et de l'approvisionnement du gouvernement belge. En bons connaisseurs de la langue allemande, leur mission était de s'assurer que Bruxelles ne serait pas bombardée. Au milieu des tirs croisés entre les armées d'invasion et de défense, ils parviennent à établir le contact avec le major Weiss, un officier commandant l'avant-garde de l'armée d'attaque, et, après des négociations tendues, ils réussissent : les Allemands occupent Bruxelles sans aucun bombardement. Cet exploit héroïque est aujourd'hui une référence en matière de médiation diplomatique, sauvant potentiellement des milliers de vies. Carlos de Saavedra a suivi les traces de son père deux décennies plus tôt, en tant que fils du premier Ambassadeur d'Espagne en Belgique, Rodrigo de Saavedra y Vinent, IIe marquis de Villalobar, connu comme "le défenseur des Belges" pour son action diplomatique et humanitaire visant à protéger le peuple belge pendant l'occupation allemande de la Belgique tout au long de la Première Guerre mondiale. 

Dans La Reddition de Bruxelles 17.05.1940.pdfLa Reddition de Bruxelles 17.05.1940 de Raymond Delhaye, secrétaire général de la santé et de l'approvisionnement du gouvernement belge, vous pouvez lire plus sur cet événement (La Reddition de Bruxelles 17.05.1940 (2).pdfLa Reddition de Bruxelles 17.05.1940 (2).

L'émigration espagnole 1945-1973

Au cours des années 1945-1973, des milliers d'Espagnols sont venus en Belgique en tant qu'émigrants à la recherche d'opportunités de vie et de travail : ils occupent des postes dans l’exploitation minière et dans le secteur industriel, et plus tard, le secteur des services commençait également à employer des Espagnols.

On peut distinguer trois périodes d'émigration espagnole vers la Belgique (Sánchez, 2004 : 179):

1. 1945-1956: pas beaucoup d’émigration espagnole;

2. 1956-1965: des Espagnols sont uniquement embauchés dans les mines. Le 28 novembre 1956, l'Espagne et la Belgique signent un accord pour employer des ouvriers espagnols dans les mines belges (Fernández Asperilla, 2006: 11) et le 25 mars 1957, le premier train transportant des mineurs espagnols part pour la Belgique (Calvo Salgado, L.M. et al, 2009: 212,213);

3. 1965-1974: les Espagnols commencent à occuper d’autres fonctions. En 1962, le gouvernement belge permet aux travailleurs étrangers d'obtenir des permis de travail pour d'autres catégories d'emplois, par exemple dans l’aciérie ou pour les travaux ménagers (ce qui est très important pour les femmes espagnoles, qui occupaient déjà ces emplois, mais qui à partir de ce moment sont régularisés). L'évolution de la présence des Espagnols sur le territoire belge est claire (Fernández Asperilla, 2006: 68).

Les chiffres de l'Institut national de la statistique belge montrent clairement l'évolution de la population espagnole en Belgique : en 1947: 3.245 Espagnols; 1964: 15.787 Espagnols; 1970: 67.585 Espagnols; 1981: 58.255 Espagnols (Sánchez, 2004 : 281).

Dans des villes comme Liège, Charleroi, Vilvoorde, Hasselt, Saint-Gilles, on entend parler l'espagnol. Les émigrants espagnols sont une nouvelle référence pour de nombreux Belges. C'est à cette époque que des centres sociaux et culturels commencent à s’épanouir : les centres Antonio Machado, Miguel Hernández ou García Lorca, et des associations telles que le Foyer espagnol de Vilvoorde (1963) et l'Association hispano-belge d'entraide (1964), qui continue depuis lors à s’engager pour faciliter l'intégration des Espagnols en Belgique. Les restaurants et d’autres espaces dédiés à la gastronomie et à la culture espagnole fleurissent également, en développant, par exemple, le phénomène de la "rumba hispano-belge", avec des musiciens de rumba et de flamenco qui ont fait carrière et qui ont créé une école dans leur pays d'accueil. 

En 1964, l'Agregaduría Laboral (Office du travail) à Bruxelles (fondé en 1958) commençait a organiser des cours supplémentaires de la langue et de la culture espagnoles pour les enfants d'émigrants. En 1969, l'Agregaduría Laboral appuyait 26 centres, équipes de football et clubs taurins dans des villes telles que Bruxelles, Liège, Gand et plus d'autres (Calvo Salgado, L.M. et al, 2009: 215). 

En 1986, l'Espagne adhéra à ce qui était alors la Communauté économique européenne, une étape importante dans les relations bilatérales: un nouveau lien qui se renforcera au fur et à mesure du processus d'intégration, consolidant les relations entre deux États membres de l'Union européenne. Dans ce contexte, on ouvre des bureaux et des délégations des 17 communautés autonomes à Bruxelles.

L'adhésion mutuelle à l'UE a permis un nouvel exercice de la citoyenneté partagée et la libre circulation n'a fait que renforcer cette relation. En outre, l'UE a fourni un nouveau profil de résidents espagnols en Belgique: celui de centaines de fonctionnaires et d'autres citoyens espagnols qui travaillant dans des domaines et des secteurs liés à l'UE, qui forment un groupe hautement qualifié et encore très lié à la réalité espagnole.   

Sources:

BASTENIER, Albert (1992): L’État belge face à l’immigration. Les politiques sociales jusqu’en 1980. Louvain-la-neuve, Academia/SYBIDI.

CALVO SALGADO, Luís M.; FERNÁNDEZ VICENTE, María José; KREIENBRINK, Axel; SANZ DÍAZ, Carlos; SANZ LAFUENTE, Gloria. (2009):  Historia del Instituto Español de Emigración. La política migratoria exterior de España y el IEE del franquismo a la transición. Universidad de Zurich.

FERNÁNDEZ ASPERILLA, Ana (2006): Mineros, sirvientas y militantes. Medio siglo de emigración española en Bélgica. Madrid, Fundación 1º de Mayo.

SÁNCHEZ, María-José (2004²): «Les espagnols en Belgique au XXe siècle» en MORELLI, Anne (ed.): Histoire des étrangers et de l’immigration en Belgique de la préhistoire à nos jours. Bruxelles, Couleur livres, pp. 279-296.

Espagne à l'exposition universelle à Bruxelles 1958

En 1956, le pavillon des hexagones avait gagné un concours d'idées pour être le candidat de l'Espagne à l'Exposition universelle de Bruxelles en 1958. Cette année, le pavillon espagnol a remporté le premier prix de l'Exposition, face à d'autres bâtiments emblématiques, comme le célèbre Atomium, l'atome métallique géant qui était une icône de la capitale belge. Le bâtiment, caractérisé par ses formes hexagonales, est l'œuvre des architectes José Antonio Vázquez et Ramón Vázquez Molezún. Le pavillon est comme une forêt de parapluies: il est configuré sur un hexagone qui recueille l'eau de pluie comme élément structurel et est soutenu par un puits qui permet de l'évacuer dans le système d'égouts.
L'une des exigences du projet du pavillon était qu'il devait être démontable. En 1959, à la fin de l'Exposition, l'œuvre a été démontée et déplacée à Madrid pour être reconstruite dans la Casa de Campo. Pendant 40 ans, ce joyau de l'architecture espagnole contemporaine n'a eu aucune utilité et a été abandonné dans la Casa de Campo, mais il existe aujourd'hui un projet de restauration du bâtiment: il pourrait devenir le nouveau musée de l'architecture du XXe siècle de Madrid lorsqu'il sera restauré.
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Office espagnol du Tourisme en Belgique

 Au cours les années cinquante et soixante, des milliers de migrants Espagnols arrivent en Belgique à la recherche de nouvelles opportunités de vie et de travail. Aujourd'hui encore, la Belgique est l'un des pays les plus attrayants pour les Espagnols lorsque nous pensons aux nouvelles opportunités de vie et de travail à l'étranger. De même, l'Office Espagnol du Tourisme en Belgique commémore cette année 2021 le 70ème anniversaire de sa présence en Belgique, créé en 1950, mais devenu opérationnel en 1951. C'est un phénomène d'une grande importance dans les relations bilatérales et a contribué à tisser une relation affective entre la Belgique et l'Espagne, qui culminera, en 2019, avec la visite dans notre pays de plus de 2,5 millions de Belges (pratiquement 25 % de sa population !).


Relations dans les domaines culturel, scientifique et éducatif

La relation entre l’Espagne et la Belgique est également très étroite et enrichissante dans les domaines culturel, scientifique et éducatif. L'Instituto Cervantes de Bruxelles fête ses 30 ans de présence en Belgique, tandis que le département de l'éducation de l'ambassade promeut les relations éducatives entre les deux pays depuis des décennies. Les Aulas de Lengua y Cultura Españolas (salles de classe de langue et culture espagnole, ALCE), réparties dans toute la Belgique, sont particulièrement pertinentes. Des milliers d'enfants d'origine espagnole y ont pu garder le contact avec la langue et la culture espagnoles, tout en cultivant la présence et l'intérêt pour notre langue et notre culture dans les centres éducatifs belges qui les accueillent. 

La Fondation Charles d’Anvers, quant à elle, a été réactivée en 2020 pour promouvoir les relations culturelles et scientifiques entre l'Espagne et la Belgique. Elle est en lien étroit avec la Fondation homonyme basée à Madrid, l'une des institutions culturelles européennes les plus anciennes, qui a fêté en 2019 ses 425 ans, et qui entretient des liens étroits avec les pays du BENELUX.  L'Association des scientifiques espagnols en Belgique (CEBE) a développé ces dernières années un important travail pour renforcer les liens entre les deux pays dans ce domaine, notamment auprès des nouvelles générations de scientifiques.

 

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Dans le domaine de l'hispanisme, qui dispose d'un important réseau de chercheurs et d'associations, il est important de mentionner les Prix Duques de Soria pour l'hispanisme, qui ont lieu tous les deux ans et qui récompensent les meilleurs thèses de master en philologie ou en littérature parmi ceux réalisés dans les sept grandes universités belges ayant des études de langue, de littérature ou d'histoire de l'Espagne. La dernière édition a eu lieu au Palais des Académies à Bruxelles le 29 février 2020, sous la présidence de SE le Duc de Soria. En moyenne, plus de cinquante mille étudiants belges étudient l'espagnol chaque année en Belgique. En plus de ça, l’Institut Cervantes, le Casal Català et l'Euskal Etxea à Bruxelles proposent à leur tour des cours de catalan et de basque, respectivement, à des centaines d'étudiants belges chaque année. Depuis 2020, le Casal Català propose également des cours d'aranais. 

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Salon Goya au Palais Royal de Bruxelles  

Le Palais royal de Bruxelles, siège de la monarchie belge, n'est actuellement plus utilisé comme la résidence royale, mais c’est le lieu où le roi Philippe exerce ses fonctions de chef d'État.

Il s'agit de l'un des principaux monuments de la capitale belge, à ne pas manquer lors d'un voyage à Bruxelles. Le palais dispose des Salons d'une splendeur exceptionnelle où sont organisées les diverses activités du oi et de la Reine. Chaque été, déjà depuis 1965, lorsque le monarque part en vacances, il est de tradition que le Palais Royal ouvre ses portes et offre l’opportunité au public d'admirer la splendeur de ces salons historiques.

Au cours de cette visite unique, il est recommandé de voir le Salon Goya, où on pourra contempler des tapisseries tissées en Espagne d'après les dessins du peintre Francisco de Goya (1746-1828), telles que "La Danse”, "Le petit aveugle" et "La Porteuse d’eau", qui ont été offertes par la reine Isabelle II d'Espagne au roi Léopold Ier.

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Ne manquez pas cette opportunité et visitez le Palais à partir de la fête nationale belge du 21 juillet jusqu’au début du mois de septembre.


Real Fábrica de Tapices récompensée par la Fondation Roi Baudouin  

En 2018, la Fondation Roi Baudouin et le SPF belge des Affaires Étrangères ont remis le Prix du patrimoine belge à l’étranger 2017 à la Real Fábrica de Tapices à Madrid.

L'Ambassade de Belgique en Espagne a présenté la candidature de la fabrique royale à la Fondation Roi Baudouin et au SPF belge des Affaires étrangères. Ce prix reconnaît le lien historique entre l'industrie manufacture espagnole et la Belgique et son héritage.

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La Fundación Real Fábrica de Tapices​​​​ à Madrid est la figure de proue de l'industrie de la tapisserie flamande pendant l'occupation espagnole, mais aussi dans les années qui ont suivi. Philippe V a fondé cette manufacture royale en 1720 attirant les artisans flamands. L'entreprise a été dirigée pendant de nombreuses années par des Flamands également. La Fundación continue aujourd’hui encore de fabriquer et de restaurer des tapisserie​​s et joue un rôle actif en tant que centre de formation et de documentation. Ses archives historiques sont l'une des sources les plus importantes de l'histoire de la tapisserie flamande en Espagne.

Le prix du patrimoine belge à l’étranger est une initiative du SPF Affaires étrangères et la Fondation Roi Baudouin dont le but principal est de récompenser l’investissement local dans la sauvegarde du patrimoine belge à l’étranger.


RV Belgica II, un navire océanographique belge construit en Espagne

Le premier "Belgica" a été construit en 1884 à Svelig (Norvège) et s'appelait à l'origine "Patria". En 1896, l'explorateur polaire belge Adrien de Gerlache a acheté le navire "Patria" pour l'utiliser comme navire de recherche lors de son expédition en Antarctique et l'a rebaptisé "Belgica". Cent ans après la construction du premier "Belgica", l'actuel "Belgica" a été construit et, baptisé par la reine Fabiola, a été mis en service le 5 juillet 1984.

En 2016, le gouvernement fédéral belge a décidé de construire un nouveau navire de recherche pour succéder au RV Belgica. Le chantier naval de Vigo, Freire Shipyard, en collaboration avec l'architecte naval Rolls-Royce Marine AS, a construit ce nouveau navire océanographique pour la marine belge, le RV Belgica II. Ils ont commencé à le construire en juin 2018.

Ce navire océanographique multidisciplinaire, dont les principales tâches sont la surveillance nationale, l'exploration marine et l'inspection de la qualité des eaux océaniques, coopère avec les universités et institutions belges. La gestion opérationnelle sera assurée par l'Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB) en collaboration avec le ministère belge de la défense.

Le 11 février 2020, il a été lancé dans les eaux de Vigo et servira à la communauté de la recherche marine pendant les 30 prochaines années. Son arrivée à Zeebrugge (Belgique) est prévue pour le 1er juin 2021.

En septembre 2021, le RV Belgica II sera baptisé en présence de la Princesse Elisabeth de Belgique, marraine de ce navire de recherche. Le baptême aura lieu à Gand, ville natale de l'empereur Charles Quint et parrain du navire.

 
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Le chemin de Saint-Jacques en Belgique

Le chemin de Saint-Jacques de Compostelle est un ensemble de voies de pèlerinage chrétiennes d'origine médiévale vers la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice), où se trouve la tombe de l'apôtre Jacques, ou Jacques le Majeur. Saint-Jacques-de-Compostelle est le troisième centre de pèlerinage médiéval, après Rome et Jérusalem. 

Il y a plusieurs itinéraires à travers toute l'Europe, dont certains partent des grandes villes belges. 

L'un des principaux chemins de pèlerinage belges, c’est Via Brabantica, qui commence à Bruxelles: sur la Grand Place de Bruxelles se trouve l'une des coquilles Saint-Jacques dorées qui marquent le chemin de Saint-Jacques. La route vous emmène au sud de Bruxelles, dans le quartier de Saint-Gilles, où vous trouverez la Porte de Hal, une ancienne prison qui est après transformée en musée. C'est le point de départ du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle à Bruxelles. À côté de la Porte de Hal, vous pouvez voir la sculpture Pèlerin du sculpteur espagnol Manolo Paz. La sculpture, haute de 11 mètres, a été offerte par la Xunta de Galicia à la Région de Bruxelles-Capitale. La Via Brabantica passe par des villes telles que Louvain, Gand, Bruges, Anvers et d'autres. À Anvers, vous aurez l'occasion de visiter l'église Saint-Jacques, qui était un hôpital pour les pèlerins au Moyen Âge. À Nivelles, la Via Brabantica devient la Via Gallia Belgica.

 

La quête des coquilles Saint-Jacques commence!

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Hôtel Amigo à Bruxelles
Au XVIe siècle, le bâtiment était une prison, d’où son nom. Ils existent deux versions de l'histoire de son nom. La première est que les prisonniers essayaient d'attirer l'attention des gardiens espagnols et de leur demander la clémence en criant "Amigo”, le seul mot qu’ils connaissaient. L'autre version dit que les Espagnols confondirent le mot flamand pour "prison" et le prononcèrent comme "amigo".
Une nouvelle anecdote à retenir lors de votre prochain passage au centre de Bruxelles.
 
Le Groupe Solvay en Espagne

La multinationale belge Solvay a été fondée par le chimiste belge Ernest Solvay (1838-1922). Le fondateur a donné son nom non seulement à l'entreprise mais aussi à sa découverte, c’est-à-dire, la méthode d'obtention du carbonate de sodium par le procédé à l'ammoniac, aujourd'hui plus connu sous le nom de procédé Solvay. L'homme est également renommé pour être le promoteur et le mécène des célèbres congrès Solvay, des conférences scientifques importantes auxquels participaient certains des plus grands physiciens et chimistes de l'époque.

La multinationale belge est actif dans le secteur de la chimie à niveau international. Le siège se trouve à Bruxelles et il y a plus de 400 centres de travail dans 56 pays, parmi lesquels aussi l'Espagne​, où, en 1904, on a commencé à construire la première et la plus grande usine à Torrelavega (Cantabrie). D'autres installations stratégiques sont également exploitées dans cette région.

 
La statue Nuestra Señora de la Soledad - l'Église de la Chapelle Bruxelles
Le couvent dominicain de Bruxelles exista de 1465 à 1796 et était une initiative de la duchesse Isabelle de Portugal, la épouse de Philippe le Bon.
Les dominicains érudits jouissaient d'un grand prestige et Isabelle leur acheta la Cour de Rummen dans la Rue de l’Ecuyer. 
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Le 22 avril 1581, les dominicains de Bruxelles sont expulsés de la ville. Leur couvent a été démoli en 1583, à l'exception de l'église. En 1585, Alexandre Farnèse a mis fin à la domination calviniste dans la ville ; les dominicains pouvaient revenir et commencer la reconstruction. Le couvent dominicain était populaire auprès de la population espagnole de Bruxelles, pour laquelle une chapelle a été construite (1594). La statue Nuestra Señora de la Soledad, la Notre-Dame de la Solitude, apportée à Bruxelles au XVI siècle par les Espagnols, y était centrale et peut être admirée maintenant dans l’Église de la Chapelle. La Notre-Dame de la Solitude, vêtue d'un manteau noir, le regard baissé et triste, est une Maria qui s'identifie au sort de ceux qui pleurent parce qu'ils sont malades ou pauvres, ou parce qu'ils ne sont pas connus ou se sentent rejetés. 
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